Et nos jeunes

Et nos jeunes

Et nos jeunes ?

Avant la crise COVID, je m’interrogeais déjà sur « nos » jeunes !

Nous les avons élevés à grands coups de recommandations et d’interdictions « pour leur bien »

 

La société et nous, parents , en bon protecteur, nous les avons élevé à grand coups de :

« Protège-toi ! » contre les maladies, les allergies, le sida.

« Mange sainement, fais du sport » : légumes et fruits bio, évite le gluten, le lait de vache, l’alcool, réduit la viande.

« Sois prudent » : fréquentations, la vitesse au volant.

 

Ben oui, toutes ces recommandations sont justes et raisonnables, c’est pour leur bien mais pffff que d’interdits et de contraintes ! Nous sommes arrivés à ce que non seulement, ils ne s’indignent pas mais deviennent les meilleurs (ou pires) ambassadeurs de tout cela : ils sont sérieux et moralisateurs. Je ne veux pas généraliser, ils ne sont pas tous ainsi, quand même !

« Ben oui, toutes ces recommandations sont justes et raisonnables, c’est pour leur bien mais pffff que d’interdits et de contraintes ! »

Ils ont accès au monde entier , à l’information, à la formation et petit à petit s’isolent des bandes de copains.

 

Génération qui voyage, va au bout du monde, étudie dans d’autres villes, font du sport à haut niveau, ont accès à l’information en temps réel et peuvent se former en ligne à presque toutes les activités : loisir, intellectuel, développement personnel .. .

Petit à petit, les RV de bandes de copains diminuent : on se parle en visio de temps à autre, de moins en moins, voire plus du tout ! Il y a tant à faire : penser à sa carrière, passer du temps libre devant un écran, à se balader sur les réseaux sociaux, à se mater des séries que ça ne manque pas trop.

 

Tout cela m’attriste pour eux et à tort certainement car je ne peux m’empêcher de comparer à notre jeunesse où toutes les occasions pour faire la fête, se retrouver, partir en camping, s’inventer des jeux crétins, se lancer des challenges ridicules, improviser des matchs. Aller à un concert à 100 kms était une expédition plus lointaine que d’aller au Japon aujourd’hui.

 

Il y a tant à faire : penser à sa carrière, passer du temps libre devant un écran, à se balader sur les réseaux sociaux, à se mater des séries que ça ne manque pas trop. »

Devenir entrepreneur, lever des fonds, créer des start’up, une maturité e’t des connaissances exceptionnelles !

 

Alors oui, je suis dans la projection, ils n’ont pas l’air malheureux au fond !

L’accès à l’information, l’ouverture au Monde donnent à nos jeunes la conviction que tout est possible : ils vont aisément au bout de la terre, deviennent entrepreneur, lèvent des fonds…peur de rien. Je suis en totale admiration de leur maturité, leur capacité d’analyse et la permission qu’ils se donnent d’oser. Ils se posent les questions existentielles, celles que nous avons commencé à nous poser 20 ans après eux, ils gagnent du temps. Et intellectuellement, ils sont souvent très bluffants.

 

Ce sont les défauts de leur qualité car s’ils ont pris de l’avance, vu de ma fenêtre, ils ont oublié de passer par la case enfant/ado/délire, ils sont devenus grands tout petits. Combien d’entre eux consultent très jeunes , pratiquent de la sophrologie, méditation et autres sources de bien être… ils ont aussi des parents génération Dolto ! Là aussi, je suis pour tant que cela leur fait du bien et ne fait pas brûler trop d’étapes fondatrices….

Je rêve d’une utopie où leur maturité et notre jeunesse plus insouciante se rencontrent.

J’ai l’air de critiquer mais pas du tout car je les aime et les admire et rêve d’une utopie où leur maturité et notre jeunesse se rencontrent.

Alors aujourd’hui, que nous sommes tous privés de liberté (à juste titre, là n’est pas le sujet), je trouve cela très dur pour eux car cela les bloque encore plus dans leurs quelques sorties, entrainement de sport, RV amoureux et perspective professionnelle.

Combien de jeunes, d’étudiants s’interrogent sur le futur, sur la dette contractée par cette crise, par les opportunités qui risquent de se réduire en peau de chagrin ?

Combien de jeunes se sont vu interrompre un CDD, un stage, une période d’essai et doivent revenir vivre chez les parents alors qu’ils venaient de quitter le nid ?

Cette période un grand coup de frein à leur envolée. Cependant, ils vont nous bluffer, sortir de cette crise la tête haute, je n’en doute pas.

C’est un grand coup de frein à leur envolée. Cela risque de leur voler le peu d’insouciance leur restait. Alors aidons les à positiver, à ne pas transposer notre vision du monde (comme je viens de le faire ci-dessus).

Notre génération voyait un aboutissement dans le travail, eux veulent du temps pour profiter de la vie, être plus proche de leur famille, leurs enfants, être plus écologique, voyager, être libre dans leur choix et trouver du sens dans leur profession.

Comprenons les mieux, écoutons les d’avantage pour apprendre d’eux : leur regard est extrêmement judicieux.

Encourageons-les à se réaliser sans utopie évidemment, en ayant les pieds sur terre, en ne négligeant pas les besoins primaires de sécurité financières mais en ayant confiance en eux.

Acceptons de mettre nos convictions un peu de côté , sortons de notre vision et confort pour prendre soin d’eux.

Ils vont nous bluffer, sortir de cette crise la tête haute, je n’en doute pas.

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Le coach ne sait rien

Le coach ne sait rien

Le coach ne sait rien

Le coach n’est ni expert, ni consultant

 

Le détachement du coach de son expérience, son vécu, ses connaissances est souvent difficile surtout lorsqu’il a la conviction qu’il a «la bonne solution» pour son client alors que ce dernier choisit une direction plus compliquée, un chemin plus long pour une option pas forcément optimale.

 

Nombre d’élèves dans les écoles de coaching ont une expérience significative en entreprise et/ou un long cursus scolaire et/ou ont été dans des postes de direction avec des responsabilités, des décisions à prendre et/ou sont des entrepreneurs etc..

 

Pour beaucoup, depuis des années, leur capacité à décider, à trouver la solution sont la clé de leur succès. Ils sont embauchés, ont progressé dans leur entreprise car ils sont experts dans leur domaine, ils sont celui ou celle vers qui les gens se tournent lorsqu’ils veulent une réponse, une idée ou une décision rapide et efficace.

 

Et là, ils arrivent dans une formation dans laquelle on leur explique que la solution est chez le client ! Que leur puissance de coach ne résidera pas dans la fait de savoir, de trouver la solution mais bel et bien dans leur capacité de faire émerger la solution du client.

Adopter la position basse : celui qui ne sait pas, s’ouvre et accepte l’horizon du client.

 

Un changement total de paradigme !

« Adopter la position basse : celui qui ne sait pas, s’ouvre et accepte l’horizon du client. »

Une compréhension cruciale

 

Dans leurs premières expériences de coaching, lors du débriefing dans le cadre de la supervision, les retours sont souvent très positifs quant à la posture d’accompagnant, le cadre est posé à l’instar de leurs expériences précédentes et il ressort aussi leur intention très positive de faire avancer le client, leur capacité d’accueillir ainsi que la qualité de la relation qu’ils instaurent.

Pour les axes de progrès, il ressort très souvent que leur posture d’expert est très présente, les vieilles habitudes ont la dent dure!

Dès les premières séances, la compréhension intellectuelle sur le fait de laisser le client trouver sa ou ses solutions est rapide et malgré cela, les élèves s’entendent souvent dire :

«  laisse plus de place au client »,  «  ne formalise pas l’objectif à sa place » , « n’induit pas la solution », « n’oriente pas son choix », «  questionne plutôt que de dire que ce n’est pas le bon choix » etc…

Le coach n’est ni expert, ni consultant. Cela n’exclue pas de faire un contrat minute, de nommer « je mets la casquette de consultant 5 mns pour vous répondre, vous donner un avis » mais cela ne doit pas influer le cours de la séance ni prendre la plus grande partie du temps.

Bien évidemment ces retours sont faits avec bienveillance. La confrontation est utile pour faire avancer tant le coach dans le cadre de la supervision que le client. Pour cela la qualité de la relation est importante.
Le coaching apporte du feedback positif et d’axes de progrès, il s’agit d’améliorer le niveau de conscience pour progresser, ouvrir d’autres voies, il ne s’agit pas d’une conversation entre amis pour rester encore et encore dans sa zone de confort. Le but est bien d’atteindre le ou les objectifs fixés par le client.

 

« Pour les axes de progrès, il ressort très souvent que leur posture d’expert est très présente, les vieilles habitudes ont la dent dure!  « 

Une liste de notions à intégrer pour adopter la posture de coach

 

Souvent, l’élève n’a absolument pas conscience d’avoir orienté ou pris la place et au-delà de tout ce qu’il y a à assimiler pour intégrer la posture de coach :

  • Le processus global, la déontologie,
  • Les basiques :
    • Ecoute active : entendre surtout ce qui n’est pas dit (non verbal) pour comprendre les ressentis
    • Questionnement  et reformulation: pour faire entendre, progresser, mettre en conscience les perceptions, les croyances, mettre en évidence les contradictions, les paradoxes, oser des solutions
    • Feedback : Positif pour faire ressortir les réussites, qualités, points forts. De progrès : confronter avec bienveillance, suggérer des options futures, oser déranger, sortir de la zone de confort
    • Questionnement : pour faire avancer, pour mettre en conscience les perceptions, les croyances, pour mettre en évidence les contradictions, les paradoxes, pour oser des solutions, oser confronter et déranger, sortir de la zone de confort.
  • Faire formaliser l’objectif et des indicateurs,
  • Distinguer le symptôme du problème pour travailler au bon endroit
  • Oser poser ses ressentis sous forme d’hypothèse
  • Etc

La plus grande difficulté exprimée est ce fameux « lâcher prise », accepter de ne pas savoir et savoir aussi gérer la frustration que « ça pourrait aller plus vite » : le client avance à son rythme et non à celui du coach. C’est un véritable travail qui s’acquiert par la pratique, par la prise en compte des retours des pairs et des superviseurs et une introspection sur ses modes de fonctionnement et de communication.

La solution, la voie à suivre est chez le client , c’est celle qu’il exprime, qu’il formule.

Condition pour qu’il puisse transformer en action en explorant et en osant son potentiel

 

« La plus grande difficulté exprimée est ce fameux lâcher prise »

Position basse- Position haute

 

Le coach alterne entre les 2 positions.

 

La terme de « position basse » prête souvent à confusion : il ne s’agit pas de se  mettre en soumission, loin de là mais de faire preuve d’humilité et d’ouverture en acceptant le point de vue et la solution de son client. Etre dans une relation d’égal à égal, d’adulte à adulte et non de professeur ou d’enfant mais accueillir les idées, émotions, et avec ouverture accepter d’apprendre au travers des idées, des expériences et du vécu du client. C’est la posture à privilégier mais dans la relation il faut savoir jongler à bon escient entre les 2 postures.

 

Le coach est en position haute sur le processus : il fixe le cadre, il modélise un comportement, il insiste sur une question, une action à mener, il recadre, il nomme les hors-jeu, il interromps lorsque le client digresse ou se répète. Cela est utile …lorsque bien dosé, le risque étant de se retrouver dans une relation infantilisante pour le client.

 

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La place des femmes en entreprise

La place des femmes en entreprise

La place des femmes en entreprise et dans le coaching selon Czerna Assayag et Nadia Claudel

La place des femmes en entreprise et dans le coaching. Interview de Czerna Assayag et Nadia Claudel, coachs certifiées.

 

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nos coachs senior se sont prêtées au jeu de l’interview croisée… Place des femmes en entreprise et inspirations personnelles, Czerna Assayag et Nadia Claudel lèvent le voile sur la question !

Les inégalités entre hommes et femmes ont la dent dure dans le business. Fortes de votre longévité dans l’univers des entreprises, racontez-nous de quelles évolutions vous vous réjouissez. 

 

Czerna Assayag: Je me réjouis que les métiers avant réservés aux hommes se soient beaucoup féminisés, comme les métiers de chirurgien, pilote, ingénieur, directeurs d’usine etc….

Nadia Claudel :  Les inégalités salariales existent toujours , cependant le droit des femmes à bien évolué et on ne sort pas d’un joug millénaire en quelques années! Je constate de plus en plus de femmes à la tête des entreprises ou dans les Comités de Direction et nombreux sont les hommes qui reconnaissent les compétences et qualités des femmes.

 

Quels sont les enjeux les plus urgents pour vous en termes de parité dans les entreprises ?

 

Czerna Assayag : Bien sûr égalité des salaires, mais aussi l’équilibre vie professionnelle et vie privée !

Nadia Claudel : Les salaires et peut être aussi de devoir démontrer plus et mieux pour des postes de haut vol. Le télétravail va en partie résoudre la présence au foyer (gestion des enfants, du ménage, des courses) qui, même si cela a très bien évolué reste encore des « occupations » largement réservées aux femmes.

 

En termes de coaching, y a- t-il des différences entre les élèves hommes et femmes ? 

 

 

Czerna Assayag : Personnellement j’apprécie beaucoup l’approche de coaching masculin car nos élèves hommes font un gros travail sur eux-mêmes, par exemple les changements de posture et le lâcher prise de leur égo.
 
 
 
Nadia Claudel : Il ne faut pas mélanger Hommes/Femmes et le féminin/masculin qui est en chacun de nous. Quel que soit le genre, certains de nos élèves arrivent avec un masculin très développé: agir, prendre le lead ou des décisions, qui correspond à ce qui est demandé dans leurs fonctions et viennent apprendre le côté plus «  féminin » : écouter, laisser la place à l’intuition, aux ressentis…
 
 

 

Parlons statistiques, quel est le % d’élèves hommes et femmes dans les formations Adesso Academy. Expliquez ces (in)égalités

 

Czerna Assayag : Il y a plus de femmes que d’hommes: 70% de femmes pour 30% d’hommes.

Nadia Claudel : Encore majoritairement des femmes. Les 3 dernières années il y avait une évolution, nous avions même une promotion 50/50 et la dernière..il n’y a que des femmes! Même phénomène qu’en entreprise mais inversé: la parité avance lentement mais je reste convaincue que cette progression va continuer.

 

À titre personnel, citez les avantages éventuels d’être une femme dans la posture de coach ?

 

Czerna Assayag : Je pense que les femmes sont habituées à vivre au quotidien dans des postures et identités différentes. Une femme est une épouse, une mère, elle travaille, elle organise, etc… Ceci peut aider dans la relation de coaching d’intégrer ces différents aspects, de les accueillir avec compréhension et bienveillance sans être dans le jugement.

Nadia Claudel : Peut être la diversité des postures et la capacité d’accueillir plus facilement les émotions. Je n’y vois pas forcément que des avantages car il y a plus de femmes que d’hommes dans notre métier et pour un client, il est intéressant de pouvoir choisir entre un homme et une femme, ce qui ne lui évoque pas la même chose.

 

Une femme qui vous inspire ?

 

Czerna Assayag : Je citerai deux femmes: Meryl Streep pour sa capacité d’incarner avec authenticité les rôles qu’elle joue et Simone Veil pour ses convictions et sa bataille pour les femmes alors qu’elle a connu un passé très douloureux.

Nadia Claudel: Nina Hagen, pas pour ses idées engagées et sa culture punk mais parce qu’elle est capable de passer de l’opéra, du classique au rock sans effort dans des déguisements excentriques et… au sortir de la scène, sans fard, raconter l’histoire de l’opéra ou de Berlin avec intelligence et sérieux. Je suis admirative de ces talents incarnés et du sérieux qui ne se prennent pas au sérieux!

 

Votre révolte quotidienne ? 

Czerna Assayag : Je me bats pour la loyauté et le respect de l’autre.

 

Nadia Claudel : De manière générale, être alignée entre mes valeurs et mes actes. Si on en revient aux femmes, la maltraitante physique, verbale ou psychologique qui reste encore trop présente!  A contrario, je ne parlerai pas de « révolte » mais reste estomaquée par des déclarations féministes à l’extrême où l’on dénonce la violence des hommes avec autant, voire plus encore de violence. 

 

 

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En entreprise, communiquer rassure et motive, quelle que soit la situation

En entreprise, communiquer rassure et motive, quelle que soit la situation

En entreprise, communiquer rassure et motive, quelle que soit la situation 

« Plutôt une vérité troublante qu’un mensonge qui créera fantasmes et désillusion »
En entreprise, la communication sur les objectifs, challenges, vision, nouveaux projets se veut positive dans le but de motiver et mobiliser l’ensemble des collaborateurs.

Certes, il est important de présenter des bilans et ambitions optimistes mais il ne faut pas négliger les besoins individuels de chacun.

Dans cette période bousculée : peur de la maladie, risque de perdre son emploi, incertitude du lendemain, confinement, couvre-feu, télétravail.. certains salariés sont fragilisés ; de ce fait une partie de leur énergie est mobilisée par l’inquiétude.

Un exemple : actuellement, il y a une véritable souffrance liée à l’isolement. Imaginez un de vos salariés en télétravail, qui vit seul dans un petit appartement, qui ne peut sortir prendre un verre ou s’aérer car le couvre-feu est à 18h ! Aucun contact le week-end : la salle de sport étant fermée et les seules autres relations sont au sein de l’entreprise.

Autre exemple : le mari de l’un de vos collaborateurs a un restaurant et est au bord de la faillite ; de plus, leur maison est hypothéquée.

Il y a bien d’autres exemples mais imaginez l’impact sur le moral !

Bien évidemment, le manager n’a pas vocation de rentrer dans la vie privée des salariés. En revanche, il est pertinent de prendre la température quant au niveau de motivation de ses collaborateurs  en entreprise et de pouvoir communiquer sur les freins éventuels.

 

Rassurer de manière collective : communiquer la vérité et rappeler le sens au sein de l’entreprise

 

Quelle que soit la situation de l’entreprise, il est important de communiquer. Il vaut mieux annoncer les craintes et difficultés et même des décisions difficiles, plutôt que le silence. Ne rien dire ne préserve pas, mais favorise les scénarii catastrophes. Rappeler aussi le sens et la raison d’être de l’entreprise.

Si le bilan est positif, qu’il y a des commandes, des projets, de la visibilité, ne pas se priver de l’annoncer en veillant à préciser que rien ni personne ne peut envisager la situation sur du long terme.

« Une équipe qui ne propose rien, ne demande rien et se contente de faire le point sur le quotidien donne des indications quant à leurs besoins de motivation.«  

Brancher son radar dans les réunions collectives

 

À distance, favoriser un tour de table systématique : chacun donne un mot sur son état du jour (la météo du jour :soleil, pluie, orage ou vent ?) ou une phrase (mon état d’esprit aujourd’hui est : ) En demandant à la volée « Comment ça va ? » le risque est de ne jamais entendre les introvertis ou ceux qui ne sont pas au top.

Bien sûr, demander également à chacun où ils en sont dans les projets, les résultats..…et s’il y a des propositions, des besoins ou des attentes. Ainsi, il peut être détecté des signes de découragement ou de désengagement qui impacte la motivation. Une équipe qui ne propose rien, ne demande rien et se contente de faire le point sur le quotidien donne des indications quant à ses besoins en termes de motivation.

 

Écouter de manière individuelle

 

Prévoir des vrais moments d’écoute, de manière régulière pour comprendre les inquiétudes/craintes afin de  les rassurer sur votre présence, votre accompagnement. Rassurer sur des éléments factuels, sans jamais enjoliver la situation.

Le fait d’être en relation avec eux permet d’une part de poser les ressentis mais également de sortir de l’isolement. Peu importe la durée ou fréquence : que ce soit deux heures par semaine ou une heure par mois mais créer un rituel de rencontres sur la durée. Lorsqu’un collaborateur parle de sa situation privée, le manager ne peut résoudre la situation mais écoute et au besoin, renvoie à la Direction ou RH si une situation critique est détectée.

 

Donner des signes de reconnaissance ou ..recadrer si nécessaire

 

C’est toujours important mais plus encore pour les personnes qui travaillent à distance. Le fait de raconter son WE, de rire d’une anecdote avec son collègue, de recevoir un compliment sur le dernier dossier, d’entendre son nom associé à un bon dossier lors d’une réunion etc nourrissent la motivation, même souvent de manière inconsciente.

Tout cela manque cruellement, il est donc important de donner des signes de reconnaissance pour toutes les grandes ou petites réussites, succès du quotidien(bien évidemment sincères et mérités) même si pour certains « c’est normal, ça fait partie du boulot » !

Ne pas oublier de souligner l’engagement dont certains ont fait preuve lors de l’annonce du confinement que ce soit en présence, en réactivité ou en créativité.

À contrario, si un recadrage est nécessaire, la distance n’est pas un prétexte, il convient d’exposer les éléments factuels et de demander au collaborateur ce qu’il compte mettre en place…cela en tête à tête et non en groupe.

 

Encourager les initiatives et l’autonomie

 

L’année 2020 a démontré la capacité d’adaptation individuelle et des entreprises par la mise en place rapide de mesures et moyens dans les entreprises ou à distance. Pour grandir, les collaborateurs ont besoin d’être contributeurs, de se sentir associé aux projets, idées, réalisations.

C’est un des grands facteurs de motivation. Commencer par leur demander systématiquement de ne pas juste venir exposer un problème mais d’imaginer une ou plusieurs solutions.

Cela ne veut pas dire que ce sera toujours retenu. Dans ce cas, expliquer la raison du refus…sinon ils seront découragés s’ils n’en comprennent pas la raison.

Inciter à proposer des nouveautés, des améliorations, des propositions d’organisation et dans le cas où une idée est retenue, les associer à la réalisation : c’est une preuve de confiance ! Faire grandir son équipe nécessite non seulement de la confiance mais de la patience et le droit à l’erreur.

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    Se former à la posture de coach

    Se former à la posture de coach

    Se former à la posture de Coach

    … Pour l’intégrer dans votre fonction ou devenir coach ?

    Dans les premières formations de coaching, il y a plus de 20 ans , le profil des participants était pour la plupart :

    • Des personnes en reconversion professionnelle, souhaitant se mettre à leur compte, utiliser leur expérience et expertise au service d’un nouveau métier d’accompagnement
    • Des indépendants : consultants, formateurs, métier du conseil qui souhaitaient compléter leur prestations.
      La vocation commune était de devenir coach professionnel. Le constat aujourd’hui est que ce public existe toujours avec un panel plus large des indépendants : des avocats, des agents immobiliers, des commerciaux .. et très largement complété par des acteurs de l’entreprise : des Dirigeants, des Directeurs, des Managers, des Fonctions RH qui viennent chercher la posture de coach dans leur métier et fonction.

    Ce nouveau public ne souhaite pas devenir coach mais mieux appréhender et accompagner leurs équipes, leurs clients et aussi gagner en assurance, en fluidité ou même légitimité !

    « La moyenne d’âge a diminué. L’idée que le coach crédible doit « avoir des cheveux blancs »  commence à s’essouffler. » 

     

    De ce fait, la moyenne d’âge a diminué. L’idée que le coach crédible doit « avoir des cheveux blancs » commence à s’essouffler.

    Aujourd’hui, les trentenaires, voire plus jeunes ont une maturité, une ouverture au Monde, une intelligence émotionnelle impressionnante qui leur permet non seulement de trouver leur place dans ces formations mais d’y apporter un autre regard.

    C’est passionnant de suivre cette évolution, de constater combien ce changement de public a enrichi le contenu et le processus des formations au coaching.

     

    Quel déclic pour se former ?

     

    • Une envie de reconversion, d’apprentissage
    • Une transmission des compétences, expertises, culture et valeurs
    • Une consolidation dans la pratique du coaching « sauvage »
    • Un métier complémentaire
    • L’apprentissage ou la consolidation d’un savoir-être, d’une posture
    • Une évidence quant à l’importance de l’écoute, de la prise en compte de l’individu
    • Un envie de mieux se connaître pour améliorer la relation

     

     

    Pour quoi ?

     

    • Apprendre autre chose autrement
    • Définir ses propres besoins et son projet individuel dans son poste actuel ou vers de nouvelles aventures
    • Comprendre et intégrer la posture de coach pour communiquer efficacement
    • Accompagner des clients, une équipe ou une entreprise
    • Conduire avec efficacité tous types d’entretiens
    • Donner et recevoir des signes de reconnaissance
    • Apprendre le processus et l’écoute active pour établir un diagnostic, conclure un contrat et accompagner vers la solution
    • Gagner en puissance dans sa spécificité selon sa personnalité.

     

    Dans quel esprit ?

     

    • GRANDIR ou se RECONVERTIR Développer son potentiel
    • INNOVER Intégrer des idées/outils performants et ludiques
    • ETRE PROFESSIONNEL Illustrer par des expériences et suivre l’évolution de l’environnement
    • PRATIQUER, EXPERIMENTER  Équilibre théorie/pratique, de la structure, permettant l’apprentissage et l’intégration
    • SE FAIRE PLAISIR  Acquérir / améliorer ses compétences et sa pratique professionnelle en adéquation avec ses envies.

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    L’impact des mots

    L’impact des mots

    L’impact des mots

    … ou comment les mots rajoutent aux maux

    « Respectez la distanciation sociale et les gestes barrière, portez un masque chirurgical »

    Bien évidemment, tout cela est nécessaire et indispensable ! 

     

    Le poids et l’impact des mots sont connus alors pourquoi rajouter tant de mots négatifs dans une situation déjà difficile ?

    —01 : Distanciation Sociale

    Certains sont réellement isolés, n’ont pas ou très peu de relations que ce soit dans le cercle amical, social, associatif, sportif, professionnel ou de voisinage et se trouve dans une situation difficile voire dangereuse pour eux.

    Le terme de « distanciation sociale » que l’on voit affiché partout du sol au plafond dans les commerces, bus, entreprises, établissements scolaires.. est en fait une distanciation physique, ce qui me semble plus soft dans les propos.

    Malgré le confinement, beaucoup ont maintenu une relation sociale en respectant une distance physique en se parlant au téléphone, par visio, sur leur lieu de travail ou d’un balcon à l’autre. On a vu fleurir des apéro/café-visio, des conférences/échanges autour d’un sujet, des RV professionnels informels pour prendre des nouvelles, etc.. Cela a permis de garder du contact.

    « Le poids et l’impact des mots sont connus alors pourquoi rajouter tant de mots négatifs dans une situation déjà difficile ? » 

     

    —02 : Masque chirurgicale

    Chirurgical= relatif à la chirurgie, ce qui réveille une idée d’opération, d’anesthésie et donc de risque, cela n’est pas anodin dans la représentation.

    Là encore, même si c’est le terme exact qui désigne ce type de masque, parler de masque médical implique une notion de soin, ce qui semble moins « grave ».

     

    —03 : Gestes et Comportements barrière

    Il faut impérativement faire obstacle au virus, mettre une barrière entre lui et nous pour se préserver au maximum.

    Et si l’on parlait de protection plutôt ?

    Un geste de protection permet de prendre soin de soi et des autres et de ne pas impliquer une notion de fermeture.

     

    Et puis il y a le mot Confinement, un peu anxiogène certes mais tout de même moins que « Isolement imposé » ou « Quarantaine » même si le sens est le même. N’oublions pas que la définition première de Confiner est : toucher aux limites de, être proche de, être voisin!

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