Et nos jeunes ?

Avant la crise COVID, je m’interrogeais déjà sur « nos » jeunes !

Nous les avons élevés à grands coups de recommandations et d’interdictions « pour leur bien »

 

La société et nous, parents , en bon protecteur, nous les avons élevé à grand coups de :

« Protège-toi ! » contre les maladies, les allergies, le sida.

« Mange sainement, fais du sport » : légumes et fruits bio, évite le gluten, le lait de vache, l’alcool, réduit la viande.

« Sois prudent » : fréquentations, la vitesse au volant.

 

Ben oui, toutes ces recommandations sont justes et raisonnables, c’est pour leur bien mais pffff que d’interdits et de contraintes ! Nous sommes arrivés à ce que non seulement, ils ne s’indignent pas mais deviennent les meilleurs (ou pires) ambassadeurs de tout cela : ils sont sérieux et moralisateurs. Je ne veux pas généraliser, ils ne sont pas tous ainsi, quand même !

« Ben oui, toutes ces recommandations sont justes et raisonnables, c’est pour leur bien mais pffff que d’interdits et de contraintes ! »

Ils ont accès au monde entier , à l’information, à la formation et petit à petit s’isolent des bandes de copains.

 

Génération qui voyage, va au bout du monde, étudie dans d’autres villes, font du sport à haut niveau, ont accès à l’information en temps réel et peuvent se former en ligne à presque toutes les activités : loisir, intellectuel, développement personnel .. .

Petit à petit, les RV de bandes de copains diminuent : on se parle en visio de temps à autre, de moins en moins, voire plus du tout ! Il y a tant à faire : penser à sa carrière, passer du temps libre devant un écran, à se balader sur les réseaux sociaux, à se mater des séries que ça ne manque pas trop.

 

Tout cela m’attriste pour eux et à tort certainement car je ne peux m’empêcher de comparer à notre jeunesse où toutes les occasions pour faire la fête, se retrouver, partir en camping, s’inventer des jeux crétins, se lancer des challenges ridicules, improviser des matchs. Aller à un concert à 100 kms était une expédition plus lointaine que d’aller au Japon aujourd’hui.

 

Il y a tant à faire : penser à sa carrière, passer du temps libre devant un écran, à se balader sur les réseaux sociaux, à se mater des séries que ça ne manque pas trop. »

Devenir entrepreneur, lever des fonds, créer des start’up, une maturité e’t des connaissances exceptionnelles !

 

Alors oui, je suis dans la projection, ils n’ont pas l’air malheureux au fond !

L’accès à l’information, l’ouverture au Monde donnent à nos jeunes la conviction que tout est possible : ils vont aisément au bout de la terre, deviennent entrepreneur, lèvent des fonds…peur de rien. Je suis en totale admiration de leur maturité, leur capacité d’analyse et la permission qu’ils se donnent d’oser. Ils se posent les questions existentielles, celles que nous avons commencé à nous poser 20 ans après eux, ils gagnent du temps. Et intellectuellement, ils sont souvent très bluffants.

 

Ce sont les défauts de leur qualité car s’ils ont pris de l’avance, vu de ma fenêtre, ils ont oublié de passer par la case enfant/ado/délire, ils sont devenus grands tout petits. Combien d’entre eux consultent très jeunes , pratiquent de la sophrologie, méditation et autres sources de bien être… ils ont aussi des parents génération Dolto ! Là aussi, je suis pour tant que cela leur fait du bien et ne fait pas brûler trop d’étapes fondatrices….

Je rêve d’une utopie où leur maturité et notre jeunesse plus insouciante se rencontrent.

J’ai l’air de critiquer mais pas du tout car je les aime et les admire et rêve d’une utopie où leur maturité et notre jeunesse se rencontrent.

Alors aujourd’hui, que nous sommes tous privés de liberté (à juste titre, là n’est pas le sujet), je trouve cela très dur pour eux car cela les bloque encore plus dans leurs quelques sorties, entrainement de sport, RV amoureux et perspective professionnelle.

Combien de jeunes, d’étudiants s’interrogent sur le futur, sur la dette contractée par cette crise, par les opportunités qui risquent de se réduire en peau de chagrin ?

Combien de jeunes se sont vu interrompre un CDD, un stage, une période d’essai et doivent revenir vivre chez les parents alors qu’ils venaient de quitter le nid ?

Cette période un grand coup de frein à leur envolée. Cependant, ils vont nous bluffer, sortir de cette crise la tête haute, je n’en doute pas.

C’est un grand coup de frein à leur envolée. Cela risque de leur voler le peu d’insouciance leur restait. Alors aidons les à positiver, à ne pas transposer notre vision du monde (comme je viens de le faire ci-dessus).

Notre génération voyait un aboutissement dans le travail, eux veulent du temps pour profiter de la vie, être plus proche de leur famille, leurs enfants, être plus écologique, voyager, être libre dans leur choix et trouver du sens dans leur profession.

Comprenons les mieux, écoutons les d’avantage pour apprendre d’eux : leur regard est extrêmement judicieux.

Encourageons-les à se réaliser sans utopie évidemment, en ayant les pieds sur terre, en ne négligeant pas les besoins primaires de sécurité financières mais en ayant confiance en eux.

Acceptons de mettre nos convictions un peu de côté , sortons de notre vision et confort pour prendre soin d’eux.

Ils vont nous bluffer, sortir de cette crise la tête haute, je n’en doute pas.

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